27 juin 2008
C'est par là que ça se passe maintenant
Parenthèse Princeton terminée. Retour en Europe, il y a un an déjà. En Europe mais pas en France, en Angleterre plus tôt, où je continue minutieusement à repousser le moment où je devrais trouver un vrai job. Et cette fois, j'ai fait un gros coup, plaçant quatre ans entre lui et moi. Sil y a toujours des flux RSS qui pointent par ici, et des propriétaires de flux RSS qui pointent par ici que ça intéresse, c'est désormais par là que ça se passe. Il n'était pas possible de conserver un blog intitulé Sam In Princeton sans être à Princeton. Ce post est donc le dernier de ce blog.
"It was the best of times, if only somebody had
told me".
Sam, moved on
09 avril 2007
So, I am getting older again!
Vingt-quatre. La vingt-quatrième aura été d’assez loin la plus riche. Comme à chaque fois ces dernières années à cette saison, il y a ce sentiment de laisser derrière soi un palier, autrefois anticipé, aujourd’hui révolu. Avec les inévitables comparaisons que cela entraîne. Vingt-quatre sonne étrangement exponentiellement plus adulte que vingt-quatre moins un. J’en connais qui à cet âge sont sur le point de se marier, voire savent avec quasi-certitude ce qu’ils feront dans six mois, avec qui et à quel endroit. J’ai de l’admiration pour eux. Mais ça n’est clairement ni mon cas, ni mon intention. Pour le moment en tout cas.
J’ai passé le week-end de mon anniversaire à parler anglais avec des américains, à baragouiner de l’allemand avec des autrichiens, à ânonner de l’espagnol avec des mexicaines, à bafouiller de l’afrikaans avec des sud-africaines, à bredouiller du français avec des suisses et quelques français à l'occasion. Il y a eu de l’animation, des rencontres, encore et toujours, des danses latines, des cris, des rires multilingues, et un lever de soleil admiré par la fenêtre du balcon, le tout en guise de répétition d’une vraie fête d’anniversaire qui aura lieu la semaine prochaine pour des raisons obscures et complexes de calendrier.
Honnêtement, les visages et les accents, je ne pourrais me souvenir de tous. Mais il restera cette indescriptible atmosphère, qui aura rendu mon séjour si riche. Cette dernière a néanmoins le tort de peu m'aider à déterminer ce que sera l’an vingt-cinq. Il va sans doute falloir attendre une douzaine de mois pour savoir.
Merci à ceux qui y ont pensé. Retardataires, il y a de la place dans les commentaires.
Sam, as old as a day in Jack Bauer’s life is long, but in years.
12 décembre 2006
Bloke blogging about blogs
La blogosphère est grande. Technorati m'a appris aujourd'hui qu'il recense près de soixante millions de blogs. Ca fait beaucoup soixante millions. Ca fait plus que de doigts que sur mes deux mains réunies, plus que de doigts sur l'ensemble des gens que je connais, plus que de doigts sur l'ensemble des gens que j'ai déjà croisés et que je ne connais pas et plus même que de français qui iront aux urnes pour élire Nicol ... le nouveau président de le République en 2007. Mais sait-on bien ce qu'est un blog ? Et bien pas vraiment. Mais si, dit un jeune geek ambitieux au fond de la salle, c'est la contraction de Web log. Très bien, et c'est quoi un Web log ? Ben ... hébète-t-il à pleine hésitation. Bon alors, tu es gentil, on comprend pas quand tu parles, tu vas finir de compiler ton noyau Unix et tu vas me laver cette vilaine peau, comme dit quelqu'un dans un film, enfin plutôt comme quelqu'un fait dire à quelqu'un dans un film, à moins que ce ne soit de l'impro et là on ne s'y retrouve plus. Donc, disais-je, le seul dénominateur commun entre tous les blogs de ce monde, c'est que le temps y passe à l'envers, et que ce que l'auteur écrit après ce qu'il a écrit avant apparaît systématiquement au-dessus de ce qu'il a écrit avant, laissant perplexe le fidèle de la lecture de gauche à droite et de haut en bas, qui se demande au moment où il remonte dans le temps de façon incohérente, si cette traduction du japonais a été faite dans le sens du texte japonais ou quoi, crénondediou (Des esprits chagrins me diront sûrement que ça se configure ou que Skyblog je sais pas quoi. Je leur demanderai de relire les remarques faites au jeune ambitieux de tout à l'heure). Pour le reste, car au cas où ça n'était pas clair on cherchait à savoir ce qu'est un blog (ou un web log, pour ceux qui y tiennent), pas d'unité de forme, de contenu, de fond, de charte graphique ou de quoi que ce soit d'autre, à part peut-être le fait qu'être sur internet peut aider à être qualifié de blog. Et profitant de cette absence de contraintes, le blogueur juvénile ou moins juvénile en profite pour pousser sa créativité jusqu'à réinventer l'ensemble de la grammaire et de l'orthographe, projet qui peut paraître ambitieux, mais qui au final, ne constitue en pratique qu'un astucieux filtre de son lectorat, sur le critère de l'illettrisme (ouh, la vilaine discrimination !). Dans ce joyeux n'importe quoi, plus le flou légal dont on essaie de se convaincre qu'il existe (la blogalité), se lancent de nombreux auteurs - photographes - jeunes filles en fleur - voyageur - artistes - personnalités politiques en herbe ou pas (si vous connaissez quelqu'un qui est tout ça à la fois, je suis intéressé par faire sa connaissance), substituant à l'angoisse de la page blanche, l'angoisse que le modem décide une déconnexion sauvage au milieu de l'écriture du billet qui devait révolutionner l'histoire des idées.
Tout ça pour dire que même si on n'a qu'une vague idée de ce qu'ils sont, les blogs poussent comme les champignons dans les sous-bois après une pluie d'octobre (oh la champêtre image !) et que chacun s'essaie à la projection de ses états d'âmes à un public, dont il sait rarement décider s'il le veut large ou confidentiel. Du blog-notes au blogbuster en passant par "Ma vie, mon blog", le blogicien déballe des épisodes plus au moins autoblographiques, à l'image de la présente bloghorrée, tout en réalisant que les jeux de mots à base de blog, c'est vachement dur, et qu'il est impossible de placer où que ce soit "blogarithme népérien", sauf dans une phrase qui affirme que c'est impossible (Aïe ! le mal de crâne ! C'est l'incomplétude de Gödel qui réapparaît). Et à la fois nerveux comme une pucelle un soir de bal et chaud comme le Vélodrome un soir de match, à moins que ce ne soit le contraire, le blogueur se rend compte que quand Somerset disait que l'artiste "offre en pâture aux sarcasmes non seulement son physique et son moral, mais son oeuvre", il avait plutôt raison de considérer l'oeuvre comme la moindre des trois choses, toutes proportions gardées et avec la sportivité qui est de mise en pareilles circonstances, cela va sans dire, et ce alors même qu'il (le blogueur) n'a encore écrit qu'un billet qui lui tenait à coeur. Les méandres de la linguistique et les fioritures qui les assaisonnent feront que personne n'aura compris la précédente phrase, pas même son auteur, mais au cas où, comme dit Archimondain, envoyez-moi un courriel. Cet Archimondain doit être à ma connaissance la seule personne qui croit à la pérennité de ce terme et de ses petits semblables (pourriel, cadriciel, pollupostage et consorts) face à l'hégémonie Shakespearophone. Ah oui, tiens, en parlant de langue, en parallèle de la méticuleuse déconstruction de la langue française, émergent moults standards acronymiques anglophones, dont la compréhension nécessite à la fois une pratique poussée du charabia internaute ("L'internimportnawak") et une ouverture d'esprit d'équilibriste. Leur incompréhension, quant à elle, pousse parfois certaines personnes à m'envoyer des mails pour me demander ce que veut dire "lol" dans les commentaires de mon blog (Si ça vous fait rire, il est grand temps de désinstaller MSN et de revenir au jeune ambitieux d'il y a longtemps).
Avec mon ami Archimondain (encore lui, j'introduirais son blog prochainement), un jour où nous étions en pleine révolution, ce qui ne signifie pas que nous portions tous deux un bonnet phrygien à cocarde mais que l'alcool nous avait une fois de plus fait tourner la tête, nous nous sommes dit que bloguer, et bien c'était déjà écrire et, quand bien même nous ne parviendrions pas à rentrer dans le Panthéon des Blogueurs Disparus, ça vaut toujours mieux que de s'asseoir par terre en tailleur dans sa chambre en regardant vaguement les murs. Et ce n'est déjà pas si mal. Sur ce, tip of the hat à Djibril Cissé, Miss Picardie et ses dauphines, Wag of the finger à Pascal Sevran, Augusto Pinochet et Jimmy Carter, les dents et au lit.
Sam, blogger
06 décembre 2006
Tell me your I.P, I'll tell you who you are
Canalblog, l'hébergeur à titre grâcieux de ce blog, me permet d'en consulter un certain nombre de statistiques. Rien de bien palpitant dans la description de ces dernières. Le nombre de connections suit les variations de la fréquence de mise à jour, et le nombre de connections mensuelles augmentent petit à petit. Je peux également avoir quelques informations sur mes lecteurs, à travers leurs adresses I.P, de leur pays de connection, de leur navigateur et de la page où figure le lien qu'ils ont suivi pour arriver dans mon chez moi virtuel. Au niveau des origines géographiques par exemple, les Etats-Unis prennent
régulièrement le pas sur la France, à croire que je suis plus lu à
l'étage du dessus que par mes anciens camarades de promotion. J'imagine
que c'est normal, et en même temps, c'est la classe pour un blog écrit
en français. L'Angleterre est présente également grâce à John, et
probablement à mon frère.
Sur la base de ces informations, je peux à l'aide de recoupements experts déduire avec un bon degré de certitude qui visite et qui lit/regarde quoi, enfin surtout pour ceux dont je connais les adresses I.P. et les habitudes internet. J'ai toujours aimé jouir d'inside information et il est vrai qu'être administrateur, ne serait-ce que de son propre blog, pour ça, c'est bien. Donc voilà, cher visiteur occasionnel ou régulier, il y a de bonnes chances que ta visite ne passe pas inaperçu, car même si tu ne laisses pas de commentaires, ta venue laisse quelques traces, et elles suffisent souvent à ce que j'ai la satisfaction de savoir que ton I.P. et toi, vous êtes passé(e)s.
Cependant, un mystère demeure, et il est la motivation principale de ce billet. Au lancement de ce blog, j'avais noté quelques visites provenant de Grèce. N'y prêtant d'abord pas attention, j'imaginais un peu plus tard que quelqu'un de ma connaissance devait être en vacances sur une île hellénique, et que je l'ignorais. Mais cela fait huit mois, et quelques visites grecques continuent à être répertoriées chaque semaine. Le fait est que je ne connais personne, mais alors absolument personne, en Grèce, ou en tout cas, j'ignore que cette personne est en Grèce et ce qu'elle y fait. Sans que ça ne m'empêche de dormir, je me demande, et il m'arrive de chercher en vain une connection avec Athènes. Donc voilà, qui que tu sois, inconnu venu de Grèce, si le coeur t'en dit, manifeste-toi, laisse un commentaire ou un mail pour dévoiler ton identité, car huit mois de suspens, c'est déjà long !
Sam, curious and undecided
22 mai 2006
L'update que plus personne n'attendait ...
Bonjour à ceux qui se réveillent, bon après-midi à ceux qui finissent de
déjeuner et bonne soirée à ceux qui vont aller se coucher (Les
statistiques de ce blog sont formelles, son absence de mise à jour est lue quotidiennement
sur quatre continents, par des gens qui doivent se demander ce que je fais
depuis que je n'ai pas écrit une ligne sur cette page) !
Je suis ici depuis bientôt deux mois, et je ne les ai pour l'instant pas
bien vus passer. Il y a quelque chose d'à la fois étrange et peu surprenant
dans ce phénomène. D'un côté, j'arrive ici ignorant de tous et de tout, de
l'autre je n'ai pas envie de passer mes six mois entre mon ordinateur au bureau
et mon ordinateur à la maison, donc je bouge, je saisis les opportunités de
sortir et de rencontrer du monde un peu plus qu'à Paris, dans un environnement
apprivoisé et balisé. Tout est neuf, donc tout est excitant, plus que la
fatigue qui m'assaille à six heures du soir et qui en bien des occasions m'a
fait annuler une soirée en France. Ici, il faut aller vite, parce qu'on n'a pas
tant de temps que ça, et parce qu'on a envie que ça aille vite. "T'as
voulu voir New York, alors on a vu New York, t'as voulu voir Washington alors
on a vu Washington" pourrait commencer sur un air connu un chanteur
invisible qui suivrait mes péripéties.
Et puis petit à petit on se construit des habitudes, un rythme et un
quotidien, où qu'on soit, et on en vient à savoir deux jours à l'avance ce
qu'on va faire le soir (un luxe) et à refuser des soirées à New York City (un
grand luxe), l'attraction irrationnelle exercée par le nom de la ville ayant
cédée la place à une flemme de faire trois heures de transport au milieu de la
nuit sans une source de motivation supplémentaire.
Bref, c'était la partie "pourquoi ce long silence". Mais pendant
la nuit d'insomnie qui s'annonce à moi, je vais essayer de poster plusieurs
petits articles. Certains ont été écrits il y a déjà longtemps, mais jamais
postés. Je rajoute de plus des photos de Washington et de New York et les liens
vers les blogs de mes collègues stagiaires français.
Sam.
05 avril 2006
Ouverture du blog
Bonjour visiteur !
Pour ceux qui l'ignorent (mes excuses !), je suis depuis quelques jours et pour six mois en stage de fin d'étude à Princeton, New Jersey, Etats-Unis. L'objet de ce blog est donc de donner des nouvelles à tous ceux qui veulent en avoir pendant que je suis aux Etats-Unis afin de ne pas avoir à écrire des mails par dizaines à la famille, à ceux de Paris, de Lyon, de Dijon ou d'ailleurs, ceux qui sont en stage long ou de fin d'étude, ceux qui sont encore à l'école, et possiblement ceux qui sont en Chine, en Russie, en Allemagne ou en Angleterre. Evidemment ça regroupe des gens différents connus dans des contextes différents, qui me connaissent différemment, donc tout le monde ne lira pas les mêmes choses de la même façon et les références seront sans doute souvent obscures. Mais bon, difficile de faire autrement. De plus ça permet aussi aux gens qui ne veulent pas de nouvelles et qui refusent de lire les grands mails des "Aventures de Tchang aux pays des hamburgers", de ne pas les recevoir (Messieurs les stages longs, ça ne s'adresse pas à vous, je sais que si j'écrivais des pages sur mon petit déjeuner tous les jours, vous auriez encore trop de temps pour les lire).
J'essaierai de poster le plus souvent possible, même si ça risque vite de devenir rapidement plutôt une fois tous les quinze jours que quinze fois par jour, activités diverses obligent, et mon fidèle pocket-sized appareil photo m'aidera à illustrer, pour ceux qui préfèrent les images. Vous y trouverez j'espère, mes impressions et réflexions sur ce que je vis, au gré de mes pérégrinations, dans un français qui devrait devenir de plus en plus détestable, au fur et à mesure qu'il se remplira d'américanismes.
Voilà, j'ai à l'aide de ciseaux virtuels coupé virtuellement le ruban virtuel placé à l'entrée de ce blog, le déclarant ouvert, et prêt à recevoir ses premiers messages, et hopefully, commentaires.
Bon vent.
Sam







